‹ Poèmes pour l'enfanceChapitre 146 sur 312 · PRIMEVERES · texte numérisé non relu

PRIMEVERES

L'air est lég-er, le soleil brille Dans un ciel de mars attiédi; L'eau claire ruisselle et babille ' Sous l'herbe du pré reverdi.

Tout renaît, loul vit, tout lespire, Et la nature à son réveil Semble s'essayer à sourire A ce doux ravon de soleil.

Déjà la sève^ à chaque branche.

Faisant gonfler le bourgeon noir, Monte de la terre et s'épanche Dans l'arbre frémissant d'espoir.

Déjà, joyeuse avant-courrière ^ Du printemps que nous pressentons'^, Une touffe de primevère Enir'ouvre ses pâles boutons.

1. Babille : l'eau, par ses clapotements, est comparée à unr personne qui parle d'une façon continue.

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