‹ Poèmes pour l'enfanceChapitre 15 sur 312 · XXXII QUELQUES CONSEILS · texte numérisé non relu

XXXII QUELQUES CONSEILS

Exij^eons qu'ils se tiennent debout, en laissant à leur corps une pose naturelle, qu'ils ne se penclienl pas en avant et ne se balancent pas sur leurs jambes. Ne leur faisons pas non plus croiser les bras, comme on le fait parfois : cette habitude, devenue chez eux un besoin, serait ridicule hors de l'école ou du collège.

Il ne serait peut-être pas mauvais, de temps en temps, de faire réciter les élèves sur l'estrade de la classe; ils prendraient ainsi plus d'assurance et les timides arriveraient vite à ne plus avoir cette fausse honte qui les paralyse. Et surtout nous croyons tout à fait inutile de faire faire des gestes aux enfants, sauf quand ils jouent de petites comédies. Evitons qu'ils n'aient l'aspect de pantins articulés; et n'oublions jamais que, dans la diction des vers^ deux qualités sont essentielles : la grâce et le naturel.

3° La voix. — Une des questions dont il convient de se soucier le plus, c'est celle de la voix. Les enfants ne savent pas ménager ni conduire cet organe, aussi sensible et délicat qu'un instrument. Apprenonsleur à bien poser la voix, c'est-à-dire à savoir prendre le registre convenable, qui, pour la diction, est presque toujours le registre médium, intermédiaire entre la voix de tête, trop aiguë, et la voix de poitrine, trop grave. Apprenons-leur aussi à ménager leur souffle, à faire des pauses, à respirer en temps voulu, en tenant le plus grand compte de la ponctuation. S'ils ont

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