‹ Poèmes pour l'enfanceChapitre 174 sur 312 · LE CHANT DES lilllOXDELLES · texte numérisé non relu

LE CHANT DES lilllOXDELLES

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Nous nous parlons de loul cl du ^oùl (|ii'a le vent. Perçantes, nous criblons' l'air en nous poursuivant. Tous les autres oiseaux sont terrestres; les roses Retiennent à plaisir les linottes encloses^; Le moineau semble un rat, et les chardonnerets Ont tous les entrelacs ^ des branchages pour rêts"*^. Nous, nous remuons l'air comme des fourches gaies. Nous volons; on dirait qu'ils tombent; dans les haies Ils s'abattent : ils font de petits sauts brisés. Nous sommes les oiseaux qu'on ne voit pas posés. D'en haut, nous dédaignons tout l'embarras des branches, Nous saVons ce que c'est qu'être libres et franches, Pour avoir vu la mer que brochent^ les dauphins^. Nous faisons de grands cris pour' des moustiques fins.

1. Cribler : dans le sens de « faire des trous comme en ont les cribles ».

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