‹ Poèmes pour l'enfanceChapitre 175 sur 312 · L.V \IK DES BÈTES. I · texte numérisé non relu

L.V \IK DES BÈTES. I

Nous nioissoiiiioiis l'azur avec nos ailes creuses'. Sans regrel, quautl raulonine amène les macreuses', Nous fuyons, et d'un houl du monde à l'autre bout Nous avons nos deux niils et le soleil parloul. Nous remuons encor la torpeur"' de septembre, Lorsque Thomme demeure un peu plus dans sa chambre- Quand, dehors, les vieillards ne restent plus assis. Lorsque le jour s'endort sur les toils indécis. Les g"uêpes du jardin préfèrent la cuisine. Un malin, le vent frais court, le rosier lésine ^ Quelques roses, l'air fin luil sur le vieux rempart; Le beau temps est léger comme un homme qui part. Alors, quand la maison des treilles se dégage. Avec lui nous parlons, étant son seul bagage. Nous poursuivons l'azur comme un vermeil fuyard : Nous aimons bien ton toit, mais pas sous le brouillard.

(Abel I3oNNARD, Les Familiers. Société française d'imprimerie et de librairie.)

1. Creuses : les ailes recourbées des hirondelles semblent faucher l'espace.

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