XXXIV QUELQUES CONSEILS
donner aux voyelles leurs sons exacts et à observer les différences d'accents ; bien articuler, an contraire^ c'est détacher avec netteté les syllabes, c'est l'aire sentir la présence de toutes les consonnes. C'est grâce à l'articulation que le langage se dessine clairement, c'est grâce à la prononciation qu'il prend couleur et vie.
Pour donner aux entants la pureté de la prononciation, il faudra leur faire connaître les différentes formes que revêtent les voyelles et les niodifications que leur font subir les accents. Elles sont brèves ou longues, suivant que la voix glisse ou appuie sur le son (par exemple, sont brèves les voyelles suivies d'une consonne double, comme bosse, lasse, tresse ; sont longues les voyelles surmontées d'un accent circonflexe, comme rêue, flûte, île). Elles sont ouvertes ou fermées, selon qu'on les prononce en ouvrant plus ou moins la bouche (par exemple, sont ouvertes les voyelles surmontées d'un accent grave, comme brève, grève; sont fermées les voyelles surmontées d'un accent aigu, comme bonté, rivalité).
Quant à la netteté de l'articulaticn, on l'obtiendra des enfants tout d'abord en veillante ce qu'ils ouvrent suffisamment la bouche et à ce qu'ils desserrent les dents quand ils parlent. Si, de plus, il y a ielle ou telle consonne qu'ils articulent mal, il conviendra de leur apprendre le mécanisme de leur formation. Par exemple, on leur enseignera que Vr doit être articulée