‹ Poèmes pour l'enfanceChapitre 187 sur 312 · Bédouins : Arabes du désert · texte numérisé non relu

Bédouins : Arabes du désert

(Jiiaiiil le soleil a bu 1 eau verte des cileriics, Il a vu les chameaux, qui savent tout l)ra\er, Alloui^er leur €;Tand col, et fernier leurs yeux ternes, Et se nieltre à i^enoux pour ne {)lus se lever.

Il a vu t(jul cela, lui, le \ienx lion l'auve". Il a vu tout cela; pourlaul, il n'a pas fui. Ce pays de la soif, celle plaine âpre et chauve, Ce cimetière en feu, c'est sa pairie, à lui.

Tout à coup, le simoun' s'élance. Il siffle, il passe, Prend le sable à poig-née, y creuse des sillons. Et, d'un crêpe -^ de cendre obscurcissant l'espace, Disperse le désert au veut des tourbillons.

Alors, le vieux lion secoua sa crinière. Sur ses jarrets raidis se dressa brusquement Et, comme un fier salut à son heure dernière, .lela le rauque appel de son rug"issement.

Le désert entendit rouler ce coup de foudre, Fit répondre au simoun un hurlement d'adieu ''^, Puis sur son enfant mort sema son sable en poudre, El dans son lit profond retomba du ciel bleu.

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