‹ Poèmes pour l'enfanceChapitre 197 sur 312 · HYMNE AU M>IR · texte numérisé non relu

HYMNE AU M>IR

O jour qui fais joyeux les lionimes et les bêles, Tous, nous le saluons avec nos meilleurs chants; Grâce à loi, nous partons dispos comme à des fêles Vers les rudes travaux des villes et des champs.

La ville, le malin, déverse par les rues Ses remous' incessants d'immenses flots humains. Au hameau, le passag-e alerte des charrues Réveille les maisons qui bordent les chemins.

A tous ces bruits le chant des animaux se mêle; Le bœuf mu£^it de joie en reg-açnant ses prés; Dans l'air le cri plaintif du blanc mouton qui bêle Répond au dur appel des icrands coqs diaprés'.

De la plaine déserte au bois fait tie mvstère-'' S'élèvent jusfju'an ciel la rumeur du béliui, Kt le canlifjue^ ardent et jeune de la terre Que célèbre la voix des hommes au travail.

(Jean \'ign vud, L'Accueil. Ollendorf.)

1. Remous : la foule des travailleurs est comparée aux ondes tournoyantes produites par le refoulement de l'eau.

2, Diaprés : aux plumes de plusieurs couleurs.

3, Mystère : attrait de ce qui est caché.

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