HYMNE AU M>IR
O jour qui fais joyeux les lionimes et les bêles, Tous, nous le saluons avec nos meilleurs chants; Grâce à loi, nous partons dispos comme à des fêles Vers les rudes travaux des villes et des champs.
La ville, le malin, déverse par les rues Ses remous' incessants d'immenses flots humains. Au hameau, le passag-e alerte des charrues Réveille les maisons qui bordent les chemins.
A tous ces bruits le chant des animaux se mêle; Le bœuf mu£^it de joie en reg-açnant ses prés; Dans l'air le cri plaintif du blanc mouton qui bêle Répond au dur appel des icrands coqs diaprés'.
De la plaine déserte au bois fait tie mvstère-'' S'élèvent jusfju'an ciel la rumeur du béliui, Kt le canlifjue^ ardent et jeune de la terre Que célèbre la voix des hommes au travail.
(Jean \'ign vud, L'Accueil. Ollendorf.)
1. Remous : la foule des travailleurs est comparée aux ondes tournoyantes produites par le refoulement de l'eau.
2, Diaprés : aux plumes de plusieurs couleurs.
3, Mystère : attrait de ce qui est caché.