ODE AU SOLEIL
(chant du coq a l'aurore.)
Toi qui sèches les pleurs ' des moindres g^i'aminées', Oui fais d'une fleur morle un vivant papillon, Lorsqu'on voit, s'effeuillanl comme des destinées^,
Trembler au vent des Pyrénées
Les amandiers du Roussillon.
Je t'adore! Soleil! ô toi dont la lumière, Pour bénir chaque front et mûrir chaque miel Entrant dans chaque fleur et dans chaque chaumière,
Se divise et demeure entière
Ainsi que l'amour maternel !
Je te chante et tu peux m'accepter pour ton prêtre "^y Toi qui viens dans la cuve où trempe un savon bleu, Et qui choisis souvent, quand tu vas disparaître.
L'humble vitre d'une fenêtre
Pour lancer ton dernier adieu !