‹ Poèmes pour l'enfanceChapitre 198 sur 312 · ODE AU SOLEIL · texte numérisé non relu

ODE AU SOLEIL

(chant du coq a l'aurore.)

Toi qui sèches les pleurs ' des moindres g^i'aminées', Oui fais d'une fleur morle un vivant papillon, Lorsqu'on voit, s'effeuillanl comme des destinées^,

Trembler au vent des Pyrénées

Les amandiers du Roussillon.

Je t'adore! Soleil! ô toi dont la lumière, Pour bénir chaque front et mûrir chaque miel Entrant dans chaque fleur et dans chaque chaumière,

Se divise et demeure entière

Ainsi que l'amour maternel !

Je te chante et tu peux m'accepter pour ton prêtre "^y Toi qui viens dans la cuve où trempe un savon bleu, Et qui choisis souvent, quand tu vas disparaître.

L'humble vitre d'une fenêtre

Pour lancer ton dernier adieu !

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