LE GRAXD FRERE
,rai vu Renc qui se pencliail Sur le berceau du pelit frère; Je l'ai loug-temps rej^ardé faire...
Voici, je crois, ce qu'il pensait :
« Fripon \ tu m'as pris ma couchette Auprès du grand lit de maman; Et puis tu veux que je le prête Ma place dans ses bras, souvent.
« El lu m'as aussi pris ma bonne; C'est à tes cris qu'elle obéit, Fripon !... Mais va, je te pardonne, A te voir si faible et petit.
« Oui, je te pardonne et je l'aime, El je saurais le prolég^er Si des méclianls, un g-éanl' même, Une fois venaient l'attaquer. »
(Mlle H. -S. Brès, Vers et pi'ose pour les petits. F. Nathan.)