‹ Poèmes pour l'enfanceChapitre 45 sur 312 · LES PETITES S(EUIIS · texte numérisé non relu

LES PETITES S(EUIIS

Elles vont la main dans la main.

On ne les voit jamais qu'ensemble; Sans que l'une à l'autre ressemble, Toujours sur le même chemin Elles vont, la main dans la main.

Deux fleurs sur une seule branche !

S'embrassant toujours d'un côté', Môme quand l'arbre est agité; L'une étant rose et l'autre blanche, Deux fleurs sur une seule branche !

L'une veut tout ce que veut l'autre, Dans l'étude ou dans le plaisir; Chacune oubliant son désir, Pour leur bonheur ou pour le nôtre.

L'une veut tout ce que veut l'autre.

I . S'embrassant toujours d'un côté : le poète dans celte strophe compare les deux enfants à des fleurs, sans oublier qu'elles sont de petites filles; de là cette expression un peu obscure, parce qu'elle s'applique à moitié à des personnes, à moitié à des choses.

34 i-A vii: DK i/enfant.

Jamais (h; j)l(Mirs ni de (juerollos, Au sal<)M pas j)l(is qu'an herccau ; Les l.tijoiix après le eerceau, Tout gaîmenl se [)ac(ai5-e ciUrc elles... Jamais de pleurs ni de querelles.

Elles vont la main dans la main, On ne les voit jamais qu'ensemble; Sans que Tnne à l'autre ressemble; Toujours sur le même chemin Elles vont, la main dans la main.

(V. DE f^vpRADE, Le Livre d'an père Hetzel.)

F.A FAMUJ.K. .'^rï

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