‹ Poèmes provinciauxChapitre 31 sur 38 · L'HEURE GRISE · texte numérisé non relu

L'HEURE GRISE

Ce jour-ci m*a meurtri plus qu un dur faix de branches,

Pourtant je ne hais pas sa lueur qui s'en va..

Près des vitres le soir me ramène et me penche,

J'oublie en ma langueur ce mal qu'il me porta .

Une brune douceur se glisse dans la pièce.

L'horloge centenaire en sa gaîne de bois I

Laisse égoutter le temps sans hâte ni faiblesse

Ayant vu s'enlacer le rire et la détresse Et puis tout s'effacer des âmes d'autrefois.

Si tu rentrais, 6 toi, toi par qui je défaille, En ce soir où mon cœur est plus lourd que ses poids Je dirais seulement : « Te voilà 1 . . . Te voilà ! . . . » Tu viendrais près de moi, sur la chaise de paille Je reverrais tes mains, tes cheveux, ta médaille Et je ne serais pas plus amer pour cela .

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