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Poèmes

Leurs cheveux emmêlés pleurent le sang des vignes Leurs pieds vifs sont légers comme l'aile des vents» Et le rose des chairs, la souplesse des lignes, Ont peuplé la forêt de sourires mouvants.

La plus jeune a des chants qui rappellent le râle ï Sa gorge d'amoureuse est lourde de satiglots. , Elle n'est point pareille aux autres, — elle est pâle; Son front a l'amertume et l'orage des flots,

Le vin où te soleil des vendanges persiste Ne lui ramène plus le généreux oubli; Elle est ivre à demi, mais son ivresse est triste, Et les feuillages noirs ceignent son front pâli* *

Tout en elle est lassé des fausses allégresses, Et le pressentiment des froids et durs matins Vient corrompre la flamme et le miel des caresses. Elle songe, parmi les roses des festins.

Celle-là sê souvient des baisers qu'on oublie... Elle Rapprendra pas le désir sans douleurs, Celle qui voit toujours avec mélancolie Au fond des soirs d'orgie agoniser les fleurs.

SONNÊT

SOS^aKET

JL/orgubîl des lourds anneaux, la pompti des parures, Mêlent l'éclat de l'art a ton charme pervers, Et les gardénias qui parent les hivers Se meurent dans tes mains aux caresses impures»

ii ' . •■ ■■

Ta bouche délicate aux fines ciselures

Excelle i moduler l'artifice des vers î

Sous les flots de satin savamment entrouverts, Ton sein s'épanouît en de pâles luxures»

Le reflet des saphirs pssombrit tes yeux bleus, Et l'incertain remous de ton corps onduleux Fait un sillage d'or au milieu des lumières.

QuaiVd tu passes, gardant un sourire ténu, Blond pastel surchargé de parfums et de pierres, Je songe a la splendeur de ton corps libre et nu»

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