LUCIDITÉ
Férocité passive, hypocritement douce, Pour t'attire!*, il faut que le geste repousse î Ta chair inerte appelle, en râlant, la secousse, Tu n'as que le respect du geste triomphant.
Esclave du hasard, de$ choses et de l'heure, Être ondoyant en qui rien de vrai no demeure, Tu n'açcueillds jamais la passion qui pleure Ni l'amour qui languit sous ton regard d'enfant.
Le baume du banal et le fard du factice, Créature d'un jourl contentant ton caprice, Et ton corps se dérobe entre les mailis et glisse,,, Jamais tu n'entendis le cri du désespoir.
Jamais tu ne compris la gravite d'un songe, D'un reflet dont le charme expirant se prolonge, D'un écho dans lequel le souvenir se plonge, i Jamais tu ne pâlis à l'approche du soir.
CENDRES ET rOUSSlfcRES
1MSSI7UVE
ï , , ..." ..:'■> 1 ; , J e dormirai ce soir d*ut\ large et doux sommeil.
Fermez les lourds rideaux, tenez les portes closes,
Surtout, ne laissez pas pénétrer le soleil*
Mettez autour do moi le soir trempé de roses»
l'osez, sur la blanch'cur d'un oreiller profond, Ces mortuaires fleurs dont le parfum obsède* Posez-les dans mes mains, sur mon cœur, sur mon front,
Ces fleurs pâles, qui sont comme une cire tiède*