CENDRES ET POUSSIÈRES
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lis ine disent, tandis qtie je sanglote encore î « Dans l'ombre du sépulcre où sa grâce pâlit, Elle goûte la paix passagère du lit, Les ténèbres au front, et dans les yeux l'aurore,
« Mais elle a la spléndeur de 1 Esprit délivré, Revc, haleine, harmonie, éclat, parfum, Jumîèrel Le cercueil ne la peut contenir tout entière, Ni le sol de chair morte et de pleurs enivré.
DEVANT LA MORT Vu NE AMIE 33
« Les larmes -d'or du cierge et le cri du cantique, Les lys fanés, ne sont qu'un symbole menteur i Dans une aube d'avril qui vient avec lenteur,
Elle refleurira, violette mystique, »
Moi, j'écoute parmi les temples de la mort Et sens monter.vers moi la chaleur de la terre. Cette accablante odeur recèle le mystère De -l'ombre où l'on repose et du lit où l'on dort,
J'écoute, mais le vent des espaces emporte L'audacieux espoir des infinis sereins, Je sais qu'elle n'est plus dans l'heure que j'étreins, L'heure unique et certaine, et moi, je la crois morte*
LES S0LfTc4l%ES
C>eux-la dont les manteaux ont des plis de linceul Goûtent la volupté divine d'ôtre seuls.
Leur sagesse a pitié de l'ivresse des couples,
De l'etreinte«des mains, des pas aux rythmes souples
Ceux dont le front se cache en l'ombre des linceuls Savent la volupté divine d'être seuls. ,
Ils Contemplent l'aurore et l'aspect de la vie Sans horrcurret*plus d'un qui les plaint les envie*
38 ÉVOCATIONS
Ceux qui cherchent la paix du soir et des linceuls Connaissent la terrible ivresse d'être seuls. .
Ce sont, les bien-aimés du soir et du mystère. Ils écoutent germer les roses sous la, terre
Et perçoivent l'écho des couleurs, le reflet Des sons».. Leur atmosphère est d'un gris violet;
Ils goûtent la saveur du vent et des ténèbres,
Et leurs yeux sont plus beaux que des torches funèbres.