LES KIT H ARE DES
Parle-nous de la ville indolemment couchée, Telle une courtisane aux voiles de byssus, * Qui s'allonge sur la couche molle, jonchée De roses, de fenouil, d'iris: et de crocus,
Vierge, clis a Sappho qu'utic femme répète Les odes où s'attarde un sourire d'Atthis, Qu'elle a chanté les vers du souverain Poète : Étrangère, appre(nds-lui que mon nom est Nossis.
Dis-lui qu'en appelant sa caresse inconnup, J'ai sanglote d'amour sot^s mes cheveux épars, Que je la vois, pareille à l'Aphrodite nue, Dis-lui que je l'attends et que je l'aime... Pars! ,
of V HE U\E -DES M&ilS^S JOINTES
J'ai puérilisé mon cœur dans l'innocence De notre amour, éveil de calice enchanté, Dans les jardins où se parfume le silence, Où le rire fêlé retrouve l'innocence, Ma Douce! je t'adore avec simplicité,
Tes doigts se sont noués autour de mon cœur rude. En un balbutiement pareil au cri naïf De l'inexpérience et de la gratitude, ' Je te dirai comment,, lasse de la mér rude, Je bénis l'ancre au port où s'amarre l'esquif»
82 a l'heure des mains jointes
Tes cheveux et ta voix et tes bras m'ont guérie. J'ai dépouillé la crainte et le furtïf soupçon Et l'artificiel et la bizarrerie.
J'abrite ainsi mon cœur de malade guérie Sous le toit amical de la bonne maison.
J'ai la sécurité pourtant un peu tremblante
De celles dont les yeux, d'avoir pleuré, sont lourds,
Et je me réjouis de l'herbe et de la plante
Dans ces jardins aux bleus midis, -—un peu tremblante
D'avoir trop redouté l'aspect des mauvais jours.
A l'heure sororale et cjouce Jes foains jointes, / J'ai contemplé, sereine, un visage effacé, Tels les convalescents aux fraîches courtepointes, La fièvre disparue... A l'heure des maintes jointes, Je t'ai donné les derniers lys de mon passé*