‹ PoèmesChapitre 5 sur 32 · CENDRES ET POUSSIÈRES · texte numérisé non relu

CENDRES ET POUSSIÈRES

Les yeux à demi clos, l'Automne se réveille Et voit l'éclat perduides clartés et des fleurs Dont le soir appauvrit les anciennes couleurs,,, Les yeux à demi clos, l'Automne se réveille ; Ses membres sont meurtris et son âme est pareille A la coupe sans joie où s'effeuillent les fleurs,

Ayant bu l'amertume et la haine de vivre Dans le flot triomphal des vignes de l'été, Elle a connu le goût de la satiété.

L'amertume latente et la haine de vjvre Corrompent le festin dont le monde s'enivre, Étendu sur le lit nuptial de l'été,

L'Automne, ouvrant ses mains d'appel et de faiblesse, Se meurt du souvenir accablant de l'amour , Et n'ose en espérer l'impossible retour. Sa chair de volupté, de langueur, de faiblesse, Implore le venin de la bouche qui blesse Et qui sait recueillir les sanglots de l'amour.

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