‹ Poèmes sacrés. [Edité] par l'abbé Joseph BonnetChapitre 2 sur 107 · DE MONSEIGNEUR L'ARCHEVÊQUE D'AUCH · texte numérisé non relu

DE MONSEIGNEUR L'ARCHEVÊQUE D'AUCH

Aîich, le 2Q juin iQii,

EN LA FÊTE DES SAINTS APÔTRES PIERKE ET PAUL, ANNIVERSAIRE DE MA CONSÉCRATION.

Cher Monsieur eAbbè^

Je fus sans doute un des premiers, quand vous

me fîtes confidence des trésors que votre esprit avisé

faisait sortir des vieilles bibliothèques de St-Péters-

bourg, à votes encourager dans des travaux auxquels

la Providence semble vous avoir destiné.

Aujourdhui, une partie de ces travaux est achevée, et vous ifien offrez la dédicace.

Je ne puis que r accueillir avec faveur.

Assurément, je nai 7ii le temps, ni les moyens, ni les aptitudes nécessaires pour me prono7icer sur le fond. Il faut prévoir les objections que votre œuvre va soulever. Vous ne les redoutez pas, parce que vous êtes bien armé pour ks résoudre ; vous les appelez même, parce qu elles feront mieux éclater la vérité.

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Pour moi, en accueillant votre livre et en acceptant quilme soit dédié, je fiai quà me souvenir que cest le travail dun de mes prêtres laborieux et sagace. Je nai quà retenir cette pensée : vous ave2 voulu augmenter le patrimoine littéraire de notre pays, et restituer à rimmortel Racine un bien (et quel bien ! ) dont roubli l'avait dépouillé.

Puissent 7ios Académies et les esprits élevés qui semblent, d- cette heure plus que jamais, malgré le torrent de naturalisme qui déborde, sourire à tout ce qui est vrai et beau, vous accorder le suffrage que méritent vos sollicitudes et vos recherches obstinées !

A gréez, cher Monsieur Vabbé, avec mes bénédictions, mes sentiments affectueux et dévoués.

t J. - F. Ernest,

ARCHEVÊQUE d'aUCH, ÉVÊQUE DE LECTOURE, CONDOM ET LOMBEZ.

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