AU ROI
Je prends la liberté d'offrir à Votre Majesté ce fruit d'une solitude que je me suis vu forcé de chercher depuis un ait, pour me mettre à Fabri des nouvelles persécutions qu'on m'a suscitées. Je loue et f adore la Providence qui les permet, et je ne réponds à tous les venins qu'on a voulu répandre contre moi que par le silence et la patience, et par cet ouvrage, qui, auprès d'un Monarque pieux, sage, juste et bon, sera un témoin plus fidèle de mon caractère que les faux traits dont mes ennemis s'efforcent de me défigurer,
J espère, Sire, que Votre Majesté agréera ce travail, non pas pour la 7nain qui le présente, mais parce que tout ce qui tend à la gloire de Dieu est votre premier objet, et que les cantiques de ce grand roi des Hébreux renferment le triomphe le plus accompli de la miséricorde divine, et la matière la plus digne de vos pieuses applications.
Mais, Sire, si tous les Psaumes de ce monar-