‹ Poèmes sacrés. [Edité] par l'abbé Joseph BonnetChapitre 46 sur 107 · Brit., 887 : Une autre de César a surpris la tendresse · texte numérisé non relu

Brit., 887 : Une autre de César a surpris la tendresse

3. Poésies diverses : Soit V oh jet seul de leurs cœurs détrompés.

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Pai- un retour heureux de sa miséricorde,

Mes yeux ont revu ses clartés.

J'ai loué jour et nuit la grâce qu'il m'accorde,

El chanté toutes ses bontés.

Mon cœur adressera sans cesse sa prière

Au puissant Dieu par qui je vis.

Tu me sers, lui dirai-je, et d'asile et de père,

Et tu m'as fait ce que je suis.

Pourquoi donc oublier ta faible créature, Et pourquoi. Seigneur, m'attrister,

Tandis que le pécheur par les maux que j'endure Se plaît à me persécuter?

Abandonnant mon corps au plus rude supplice,

De rage il me brise les os; Et par des traits piquants sa cruelle malice

Ajoute l'insulte à mes maux.

C haque jour on me dit : Où donc est la tendresse

Du Dieu qui soutient ta vertu?

Quitte, quitte, mon cœur, cette sombre tristesse;

Crainte, pourquoi me troubles-tu?

Fidèle, espère en Dieu : sur ses promesses saintes,

Montre-lui l'ardeur de ta foi.

Par un heureux salut il finira tes craintes ;

C'est le Dieu seul en qui je croi.

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