‹ Poèmes sacrés. [Edité] par l'abbé Joseph BonnetChapitre 45 sur 107 · Poésies diverses : Je vois ces altières futaies · texte numérisé non relu

Poésies diverses : Je vois ces altières futaies

De qui les arbres verdoyants...

3. Port-Royal : Les pauvres filles perçaient 'le ciel de leurs cris.

4. Traduct. V. 577 : Je les repasse continuellement dans mon esprit (les discours d'i saint Poly carpe).

C'est là qu'étant comblé des trésors de ta grâce,

Je te louerai dans tous les temps; Et qu'à ton saint banquet où tu me gardes place

Je ferai retentir mes chants.

Quitte donc, ô mon cœur, cette sombre tristesse (1)

Dont tu me parais abattu.

Fausses terreurs, pourquoi surprendre ma faiblesse (2)?

Crainte, pourquoi me troubles-tu?

Espère dans ton Dieu; sur ses promesses saintes,

Montre-lui l'ardeur de ta foi; Par un heureux salut il finira tes craintes : C'est le Dieu seul (3) en qui je croi.

Mais quoi! je sens encor que mon âme se trouble :

Seigneur, où donc est ta bonté?

Que de tous tes bienfaits le souvenir redouble

L'espoir dont je me suis flatté.

Ta grâce reproduit une grâce nouvelle :

Ce sont des abîmes profonds.

De tes saints réservoirs viens donc sur un fidèle

Répandi'e les torrents féconds.

Mon cœur de ces torrents sent couler l'abondance :

Sur moi l'abîme en est ouvert; Et les flots infinis de cette mer immense

De leur déluge m'ont couvert.

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