Alhalie, 340 : Venait-il renverser l'ordre des éléments
PHE
De tes jugements adinirables Que j'adore, mon Dieu, les merveilleux ressorts (1)! Que. pour en pénétrer les secrets adorables,
Mon âme a fait d'efforts!
Dès que ta parole s'exprime.
De sublimes clartés naissent dans les esprits; Le simple en est instruit, et ta sagesse 'imprime
Du sens aux plus petits (2).
Ma bouche, pour mieux les comprendre, S'ouvrant à tes discours, a reçu ton Esprit. Tu sais que je brûlais de m'instruire et d'apprendre
Ce que ta loi prescrit.
Fais-moi, mon Dieu, miséricorde.
Et regarde un pécheur qui demande pardon; Répands sur moi ces dons que ta clémence accorde, A qui chérit ton nom.
Que ta parole me redresse; Qu'au chemin du salut elle guide mes pas : Et que mon cœur jamais ne fasse par faiblesse D'injustice ici-bas.
1. Eslher, 29 : Par quels secrets ressorts, par quel enchaînement,
Le ciel a-t-il conduit ce grand événement?
2. Bemarques sur VOdyssée : Ce sentiment est d'autant plus beau qu'il est imprimé dans les cœurs par la namre même.
Sauve-moi de la calomnie Qui de tous les côtés s'élève contre moi; De crainte que mon cœur, la voyant impunie, Ne franchisse ta loi.
Que des rayons de ton visage Mon esprit éclairé reçoive la splendeur; De tes préceptes saints pour m'apprendre l'usage (1), Montre-moi ta candeur.
Mes larmes se sont épuisées, Et mes yeux se fondaient en deux ruisseaux de pleurs, Quand j'ai vu ta puissance et tes lois méprisées Par d'insolents pécheurs.
TSADE
Que tes décrets sont adorables!
Juste dans ta bonté, juste dans ta rigueur.
Tu les rends toujours équitables.
Ou sauvant le fidèle, ou perdant le pécheur.
On voit régner par ta sagesse Dans tes commandements une exacte équité;
Ils sont témoins de ta tendresse (2), Et l'on y voit partout briller ta vérité.
1. Fort-Boijal : Je voulus les sonder pour voir si je les pourrais mettre à quelque usage.
2. Bajazet, 1513 : Je n'en veux pour témoins que vos plaintes. Témoin a ici le sens de preuve.
Dans le zèle qui me dévore, - Je languis abattu, d'horreur je suis rempli,
Quand, sur tes décrets que j'adore, Je vois des vains pécheurs le criminel oubli (1).
Seigneur, ta parole immortelle Est i^lus pure que l'or épuré dans les feux;
Mon cœur brûle d'amour pour elle, Et c'est le cher objet de mes plus tendres vœux.
On m'a, par des mépris frivoles.
Traité comme un enfant pour ma simplicité (2);
Mais, m'attachant à tes paroles.
Malgré tous ces mépris, je ne t'ai point quitté.
Solide, éternelle, immuable.
Ta justice est toi-même et ne peut s'altérer;
Ta loi, toujours inviolable.
C'est la vérité pure; elle ne peut errer.
Accablé d'angoisses mortelles, J'ai gémi sous le poids de mes afflictions;
Mais mes peines les plus cruelles N'ont jamais empêché mes méditations.
Puisque ta justice éternelle Est sans bornes, sans fin, qu'elle a toujours duré,
Eclaire-moi d'une étincelle De ton divin Esprit, Seigneur, et je vivrai.
1. Livres annotés : Le chœur... exprime sa joie sur le changement d'Ajax. Cela est très rare et répond exactement à l'oubli sur les décrets.
2. Remarques sur Pindare : Cet enf^t fut un homme extraordinaire pour sa beauté et ];o?tr ses actions.
COPH
J'ai d'un cœur tout brûlant invoqué ta clémence O mon Sauveur, exauce-moi.
Tu me verras avec constance Chercher les secrets de ta loi.
Les airs ont retenti de ma voix gémissante : Sauve-moi, finis mes tourments.
Fais que je sois, dans cette attente, Fidèle à tes commandements.
Je n'ai point attendu l'imbécile vieillesse Pour recourir à ta bonté; Et j'ai fondé sur ta promesse, L'espoir dont je me suis flatté.
Mes 3^eux se sont ouverts dès la première aurore Pour ne se tourner que vers toi.
Le jour vient à peine déclore Que je médite sur ta loi.
Par ta miséricorde éternelle, infinie, Ecoute mes gémissements; Ranime-moi, rends-moi la vie Selon tes justes jugements.
Mes ennemis cruels ont suivi sans contrainte La route des iniquités; Et de celle de ta loi sainte Ils se sont toujours écartés.
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Tu t'approches de moi; je vois que lu m'écoutes Avec tendresse, avec bonté; Ce n'est, Seigneur, que dans tes routes Qu'est l'infaillible vérité.
Voulant approfondir ta loi que j'ai sondée, J'en ai vu la solidité, Et connu que tu l'as fondée Pour durer à l'éternité.