‹ Poèmes sacrés. [Edité] par l'abbé Joseph BonnetChapitre 78 sur 107 · TAU · texte numérisé non relu

TAU

Fais donc que ma prière excite ta clémence,

Et qu'elle arrive jusqu'à toi;

Et donne-moi l'intelligence, Telle qu'il me la faut pour comprendi'e ta loi.

A tes pieds prosterné, je gémis, je soupire.

Regarde un cœur qui t'est soumis :

Délivre-moi de mon martyre, Et tu feras. Seigneur, ce que tu m'as promis.

Aux yeux de l'univers, mille chants d'allégresse

Seront mes fidèles témoins;

Et partout je dirai sans cesse Que je dois mon salut à tes uniques soins.

■•|f■^|^^J^■^f^^J♦^••f|■^|^•^^f^•^|f■^î^^^^|^^|*•■♦î^■l|^•^J^•^f^^f^•t|^■lf^■^•l^

Mif¥ iif¥ wf ^tfr ^t^ 4t* *4!* ^X^ 4^!^ ^J!^ ^J^ 4j!^ ^4T ^4!^ ^J^ ^J^ ^J* ^J^ 4J* 4j* 4j!^ ^J* ^J^ *i^ ^T^ ^i^ ^T ^ij^ *x^ T* ^T ^ ^ T7

De tes préceptes saints, de tes divins oracles

J'annoncerai la vérité;

Et l'on saura par tes miracles Que tes commandements sont remplis d'équité.

Prête-moi donc ta main; que ton aide m'appuie, Et m'arrache aux mains que je crains. Puisque, pour règle de ma vie.

J'ai choisi de ta loi les préceptes certains.

On ne peut désirer d'une ardeur plus constante

Le salut que tu me promets;

Ta loi, qui m'est toujours présente.

Est mon unique attache (1) et fait tous mes souhaits (2).

Oui, Seigneur, il est vrai : je te demande à vivre,

Mais c'est pour te glorifier;

Ta justice qui me délivre Dans mes afflictions saura bien m' appuyer.

Je suis cette brebis du troupeau séparée

Qui ne peut vivre loin de toi;

Cherche cette ouaille égarée Qui n'oublîra jamais ce qu'ordonne ta loi.

1. Athaîie, 908 : D'ailleurs pour cet enfant leur attache est visible.

2. Thébaïde, 1263 : Ce prince était l'objet qui faisait iou-'^ vos soins.

Page 1