‹ Poèmes sacrés. [Edité] par l'abbé Joseph BonnetChapitre 79 sur 107 · PSAUME CXXX · texte numérisé non relu

PSAUME CXXX

le prophète veut montrer que l'orgueil

Déplaît a dieu ;

et que l'humilité nous élève vers lui.

Jamais l'on ne m'a vu, Seignem-, d'un cœur hautain (1), Ou m'élever moi-même, ou mépriser mon frère.

Jamais d'un œil superbe et vain Je n'ai du malheureux insulté la misère.

Jamais je n'ai marché d'un pas ambitieux Pour suivre des grandeurs les funestes amorces,

Ni d'un esprit audacieux Formé de vains projets au-dessus de mes forces.

Mais plus dans mon néant je réfléchis sur moi, Abaissant à tes pieds mon âme humiliée (2);

Plus elle s'élève vers toi.

Et plus pour son salut elle est fortifiée.

Je suis entre ses bras comme un enfant sevré Qui trouve son repos sur le sein de sa mère;

Et c'est à ce bras imploré Que mon âme a recours au fort de sa misère (3).

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