‹ Poèmes tragiquesChapitre 10 sur 69 · II. I A I. I itS · texte numérisé non relu

II. I A I. I itS

Ni'ii! IV'pais loiii'liilloii cL's ;iii;Ics irrités M;m<;cra votre cli.iir iunnoïKlc .'i ^or^^c j)lciiic; Vous scrcx mis cii quatre et tout (.iéehii]uclcs, lu les chiens traiiieroiu vos lambeaux empestés l'ar le nu)nt et la plaine.

je lerai cela, Moi, le i'alion \ivant, Puisque, ceignant vos reins pour l'exécrable tâche, Au milieu des sanglots qui roulent dans le vent, Vous avez égorgé, dès le soleil levant, Sans merci ni relâche.

Oui! puisque vous avez, en un môme monceau. Comme sur un étal public les viandes crues Du mouton éventré, du bœuf et du pourceau, Entassé jeune et vieux, femme, enfant au berceau Sur le pavé des rues;

Puisque, de père en fils, ô Rois, sinistres fous, D'un constant parricide épouvantant l'histoire, Dévorateurs d'un peuple assassiné par vous. De la Goule du Nord vous êtes sortis tous Comme d un vomitoire !

L'heure sonne, il est temps, et me voici ! Malheur ! Flambe, ô torche! Bondis, couteau, hors de la gaine! Taisez-vous, cris d'angoisse et sanglots de douleur! O vengeance sacrée, épanouis ta fleur!

Grince des dents, ô haine !

Qu'ils râlent, engloutis sous leurs palais fumants ! Et vous, ô morts d'hier, et vous, vieilles victimes, Dans la nuit furieuse, avec des hurlements. Pourchassez-les parmi les épouvantements Éternels de leurs crimes !

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