I. U I r. V K I L U IJ li M A G N L' s . 2 I
Le vieux Duc ^loiule et dit : — l'.ir S;itnii, ou'p.ir Dieu !
L;i vision de ces trois monstres est fort laide;
Mais suis-je donc un j^lcutre à trembler pour si peu?
Est-ce h moi de blômir et de crier à l'aide Quand un spectre de nonne une nuit m'apparaît? Le réveil va chasser le songe qui m'obsède. —
— Magnus ! Magnus! le l'eu dévorateur est prêt: L'Opale coule autour de ton doigt qu'elle enflamme. Oh! Repcns-toi! Préviens l'irrévocable Arrêt. —
— Non! dit Magnus. Pourquoi Dieu m'a-t-il forgé l'ame De fiiçon qu'elle rompe et ne puisse ployer? Puisqu'il l'a faite ainsi, qu'il en porte le blâme! —
11 dit cela ! La gueule immense du foyer S'embrase, plus béante, et, plus rouge, flamboie ; Et les souches de chêne y semblent tournoyer.
Une Griffe en jaillit, avide de sa proie. Saisit l'homme à la gorge irrésistiblement. Et rentre, au rire affreux de l'infernale Joie.
Le roc tremble. La foudre, en un rugissement, Eclate. Le donjon, comme une nef qui sombre, Tressaille, se lézarde, et croule tout fumant.
Et c'est pourquoi, depuis, après des ans sans nombre, Quand souffle, aux nuits d'hiver, l'ouragan furieux, On voit, sur le rocher où gît l'ancien décombre.
Errer un grand Chien noir qui hurle aux mornes cieux,