‹ PoésieChapitre 113 sur 274 · LA GRÈCE · texte numérisé non relu

LA GRÈCE

Ce morceau sur la Grèce peut être considéré comme la contrepartie du précédent. Le poMp a fait honte à l'Italie de sa dégradation et de son apalliic, en lui rappelant ce qu'elle était dans l'antiquité ; au contraire, lorsqu'il s'agit de celte Grèce en train de sortir d'un long abaissement et de se régénérer, il se plaît à rappeler dans une pensée sympathique les belles pages de son histoire d'autrefois.

Byron, parti de Livourne, a^ait abordé à Cépiialonie, où il avait passé quelques jours, puis à Missolonghi, sur la cote occidentale de la Morée.

Mais déjà le navire, aux lueurs de l'aurore,

Du sein brillant des mers voit une terre cclore ;

Terre dont l'Océan, avec un tri^ste orgueil,

Semble encor murmurer le nom sur chaque écuell,

Et dont le souvenir, planant sur ses rivages, 5

Se répand sur les flots comme un parfum des âges.

C'est la Grèce ! A ce nom, à cet auguste aspect,

L'esprit anéanti de pitié, de respect.

Contemplant du destin le déclin et la cime,

De la gloire au néant a mesuré l'abîme. lo

Par les pas des tvrans ses bords sont profanés.

Ses temples sont détruits, ses peuples enchaînés,

Et sur l'autel du Christ, brisé par la conquête,

L'Ottoman fait haLser le turban du Prophète ;

Mais, à travers ce deuil, le res-ard enchanté i5

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