‹ PoésieChapitre 123 sur 274 · Ecui-ils brillants de l'air. Cf. XX, 32 et la nota · texte numérisé non relu

Ecui-ils brillants de l'air. Cf. XX, 32 et la nota

110 PÈLERINAGE DHAROLD

J'aimasse à conlempler une vague ccumanle 45

Crouler sur mon esquif en ruine fumante

Et m'cmporler au loin sur son clos triomphant.

Comme un lion qui joue avec lui faible cnfaiil !

Plus je fus malheureux, plus tu me fus sacri'e !

Plus l'homme s'éloigna de mon âme ulcérée, 5o

Plus dans la solitude, asile du malheur,

Ta voix consolatrice enchanta ma douleur ! «

Et maintenant encore... à celte heure dernière...

Tout ce que je regrette en fermant ma paupière.

C'est le rayon brillant du soleil du midi 55

Qui se réiléchira sur mon marbre attiédi I

« Oui, seul, déshérité des biens que l'âme espère,

Tu me ferais encore un Éden de la terre,

Et je pourrais, heureux de ta seule beauté,

Me créer dans ton sein ma propre éternité ! 6o

Pourvu que, dans les yeux d'un autre être, mon âme

Réfléchît seulement son extase et sa flamme,

Comme toi-même ici tu rélléchis ton Dieu,

Je pourrais... Mais j'expire... Arrête... encore adieu!

Adieu, soleils flottants dans l'azur de l'espace ! 65

Jours rayonnants de feux, nuits touchantes de grâce I

Du soir et du matin ondoyantes lueurs !

Forêts où de l'aurore étinccllent les pleurs!

Sommets brillants des monts où la nuit s'évapore !

Nuages expirants, cju'un dernier rayon dore ! 70

Arbres qui balancez d'harmonieux rameaux !

Bruits enchantés des airs, soupirs, plaintes des eaux !

Ondes de l'Océan, sans repos, sans rivages,

Vomissant, dévorant l'écume de vos plages !

45. Contempler, avec un infinilif pour complément, par analogie avec le verbe voir.

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