‹ PoésieChapitre 124 sur 274 · Seul. Quoique je sois seul et privé d'espérance · texte numérisé non relu

Seul. Quoique je sois seul et privé d'espérance

C3-6?4. Dieu, adieu. V. II, 25-36 (note).

Or). S'évapore. La nuit, sombre cl o()a(]ue aux flancs de la montagne, dcyicut claire et v.nporcuso autour i\c. la ciiuo.

•jli. ]oniissant. dévorant: vomissant cl dévorant tour à tour.

HAROLD MOURANT ill

N'olles, grâces des eaux qui fuyez sur la mer !

rempote où le jour brille et meurt avec l'éclair !

\ agucs qui, vous gonflant comme un sein qui respire,

l^mbrasscz mollement le sable ou le navire !

Harmonieux concerts de tous les éléments !

lîruit, silence, repos, parfums, ravissements! 80

^\1ture enfin, adieu !... Ma voix en vain t'implore,

l't tu t'évanouis au regard qui t'adore.

Mais la mort de plus près va l'éunir à toi

Kl ce corps, et ces sens, et ce qui pense en moi.

Et, les rendant aux flots, à l'air, à la lumière, 85

Avec tes éléments confondre ma poussière... »

86. Entendez : mêler à tes divers éléments les atomes qui constituent ma poussière. — Cf. Byron : « Ah ! lorsqu'un jour l'àme sera entièrement alTrantliic de cette forme odieuse, ... lorsque les éléments se réuniront aux éléments semblables, et que la poussière ne sera plus que la poussière, no verrai-je pas réellement, sans en être ébloui, tout ce que je crois voir maintenant, les esprits aériens, la pensée incorporelle, et le génie de chaque lieu dont parfois je partage déjà l'immortelle existence? Les montagnes, les vagues et les cieux ne sont-ils pas une partie de mon àme, comme je suis une partie d'eux-mêmes?... » (^Har., III, lxxiv-lxxv). On peut rapprocher Manfred, a. I, se. 11: « Adieu, voûtes célestes... vous n'étiez point faites pour moi. Terre, je te rends ces atomes 1 »

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