‹ PoésieChapitre 13 sur 274 · XX LAMARTINE : ŒUVRES CHOISIES · texte numérisé non relu

XX LAMARTINE : ŒUVRES CHOISIES

Ion. VI. Le Désespoir. VII. La Proindence à l'homme. VIII. Souvenir. IX. L'Enthousiasme. X. Le Lac de B***. XI. La Gloire. W\. La Pliure. Xlil. Invocation. XIV. La Foi. XV. Le Golfe de Baia. XVI. Le Temple. XVII. Chants lyriques de Saùl. XVIII. Hijmne au Soleil. XIX. Adieu. XX. La Semaine Sainte à la R.-G. (Hoche- C.uyon). XXI. Le Chrétien mourant. XXII. Dieu. XXIII. UAutomne. XXIV. La Poésie sacrée. Il y ajouta, au cours des éditions successives, d'abord quelques pièces d'un intérêt médiocre et qui ne répondent pas à l'inspiration générale du livre; puis, en 1834, après son voyage en Orient, une longue préface à demi philosophique, qui est une vue sur les œuvres qu'il voudrait réaliser dans l'avenir bien plus qu'une e.\plicalion des œuvres déjà laites; enlin, en 4849, au moment de la publication des Confidences, une nouvelle préface et une série de Commentaires explicatifs.

Le succès fut immédiat et universel. « On ne saurait s'imaginer aujourd'hui, écrivait Théophile Gautier cinquante ans plus tard, après tant de révolutions, d'écroulements et de vicissitudes dans les choses humaines, après tant de systèmes littéraires essayés et tombés en oubli, tant d'e.xcès de pensée et de langage, l'enivrement universel produit par les Méditations. Ce fut comme un souffle de fraîcheur et de rajeunissement, comme une palpitation d'ailes qui passait sur les âmes. Les jeunes gens, les jeunes tilles, les femmes, s'enthousiasmèrent jusqu'à l'adoration. Le nom de Lamartine était sur toutes les bouches, et les Parisiens, qui pourtant ne sont pas gens poétiques, frappés de folie comme les Abdéritains, qui répétaient sans cesse le chœur dEuripidc : « 0 amour! puissant amour, » s'abordaient en récitant quehjues stances du Lac. .lamais succès n'eut de proportions pareilles'. » — «Voici donc enfin, s'écriait le jeune Victor Hugo, des poésies d'un ptièie, des poésies qui sont de la poésie. » ('eux qui en avaient été les témoins gardèrent avec une sorte de piété le souvenir de cette heure unique, où, sortant de la terne et triste lumière des antiques Champs-Elysées, la poésie française était a|)paiue vivante, jeune, pleine d'âme, sous le vrai .soleil des cieux; « On passait subitement, dit Sainte-Beuve^, d'une Poésin sèche, maigre, pauvre, ayant de temps en temps un petit souffle à peine, à une Poésie large^ vraiment intérieure^ abon-

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