‹ PoésieChapitre 135 sur 274 · L'astre: le soleil. V. VIII, 78 (note · texte numérisé non relu

L'astre: le soleil. V. VIII, 78 (note

18. Par inlervalle. Au singulier pour la rime. V. IX, 64 (noie).

La mer solitaire et vide '^

N'est plus qu'un désert aride

Où l'œil cherche en vain l'esquif;

Et sur la grève plus sourde

La vague orageuse et lourde

N'a qu'un murmure plaintif. 3o

La brebis sur les collines

Ne trouve plus le gazon ;

Son agneau laisse au\ épines

Les débris de sa toison ;

La flûte aux accords champêtres 35

Ne réjouit plus les hêtres

Des airs de joie ou d'amours ;

Toute herbe aux champs est glanée :

Ainsi finit une année,

Ainsi fiinis^ent nos jours 1 *°

C'est la saison où tout tombe

Aux coups redoublés des vents ;

Un vent qui vient de la tombe

Moissonne aussi les vivants :

Ils tombent alors par mille, 45

Comme la plume inutile

Oue l'aigle abandonne aux airs,

Lorsque des plumes nouvelles

Viennent réchaullcr ses ailes

A l'approche des hivers. S"

C'est alors que ma paupière

Vous vit pâlir et mourir.

Tendres fruits qu'à la lumière

Dieu n'a pas laissés mûrir !

Quoique jeune sur la terre, 55

Je suis déjà solitaire

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