‹ PoésieChapitre 146 sur 274 · Vil. Emploi liardi du uiot au sons ailif : mépiisant · texte numérisé non relu

Vil. Emploi liardi du uiot au sons ailif : mépiisant

;b3. Dessccliés. Mélaphoiitjue : dcsahusés, désenchantés.

Et j'entends bourclonnei- sous l'herbe que je foule i85

Ces Ilots d'êtres vivants ([ne chaque sillon roule :

Atomes animés par le souille divin,

Chaque rayon du jour en élève sans fin ;

T.a minute suffit pour compléter leur être,

Leurs tourbillons flottants retombent pour renaître; 190

Le sable en est vivant, l'cther en est semé.

Kl lair que je respire est lui-même animé!

Et d'où vient cette vie, et d'où peut-elle éclorc,

Si ce n'est du regard où s'allume l'aurore?

Qui ferait germer l'herbe et fleurir le gazon, 196

Si ce regard divin n'y portait son rayon?

Cet œil s'abaisse donc sur toute la nature !

Il n'a donc ni mépris, ni faveur, ni mesure;

Et devant l'Infini, pour qui tout est pareil,

11 est donc aussi grand d'être homme que soleil I 300

Et je sens ce rayon m'échauffer de sa flamme.

Et mon cœur se console, et je dis à mon àme :

Homme ou monde, à ses pieds, tout est indilTorcnt ;

Mais réjouissons-nous, car notre mjjiîtrc est grand I

Flottez, soleils des nuits, illuminez les sphères, 2o5

Bourdonnez sous votre herbe, insectes éphémères!

Rendons gloire, là haut et dans nos profondeurs,

Vous par votre néant, et vous par vos grandeurs.

Et toi par ta pensée, homme, grandeur suprême,

Miroir qu'il a créé pour s'admirer lui-même, jio

Echo que dans son œuvre il a si loin jeté

Afin que son saint nom fût partout répété !

Que cette humilité qui devant lui m'abaisse

Soit un sublime hommage, et non une tristesse;

Et que sa volonté, trop haute pour nos yeux, 3i5

Soit faite sur la terre ainsi que dans les cieuxl

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