LE CHÊNE
Jéhovnh, le Chêne, l'Humanilc, l'Idée de Dirit fonnniit une siiilo de quatre linrinonios dcstinces à moiitror que loiit, dans l'univers, parle do Uicii et révèle sa présence. ÎSous dtlaclions la seconde de ces harmonies.
Lamartine l'écrivit à Florence, on 1826. « 11 y a, dil il dans son Commentaire, aux bains de Casciano, en Toscane, cnlrc l'isc et Florence, un chêne qui était déjà fameux par sa masse et par sa vctusl(dans les guerres de i3oo entre les Pisans et les Toscans. Il n'a pas pris un jour ni un cheveu blanc depuis ces cinq siècles. Sa tige s'élève aussi droite, sur des racines aussi saines, à quatre-vingts pieds du sol ; et ses bras immenses, qui poussent d'autres bras innombrables comme un polype terrestre, n'ont pas une branche sèche à leurs extrémités. Il a mille ou douze cents ans, et il est tout jeune. »
Voilà ce clicnc solitaire Dont le rocher s'est couronné :
Parlez à ce tronc séculaire, Demandez comment il est ne.
Un gland tombe de l'arbre et roule sur la terre ; 5
L'aigle à la serre vide, en quittant les vallons, S'en saisit en jouant et l'emporte à son aire Pour aiguiser le bec de ses jeunes aiglons ; Bientôt du nid désert qu'emporte la tempête Il roule, confondu dans les débris mouvants, 10
Et sur la roche nue un grain de sable arrête Celui qui doit un jour rompre l'aile des vents. L'été \icrit, l'aquilon soulève
ij. L'aile des vents. V. VIII, 3i (note). — Ce vcr.s r.ippcUc p.ir son aiiiplciu' le vers célèbre de La Fontaine ;
Celui de qui la tiilc au ticl rl.iil voisine.
(^l-'ablcs, I, xxn).
i3. L'i'Quilon. V. I, 2 3 rnolc^.
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