Implore : cherche avidement. V. VII, 2 5 (note
89. Pyramider. Terme pittoresque, familier à Lamartine, en prose comme en vers. Cf. Raphaël, XXXIX : « L'abbaye de Haute-Combe pyraniidait e noir devant nous, de l'autre côté du lac. » Voyage en Orient, t. I, p. 71 : « Au-dessus du corps sombre du bâtiment, le nuage de toutes ses voiles élait groupé piltoresquement et pyramidait autour de ses mâts. » Id., t. II, p. 108 : « Des terrasses de maisons sans nombre pyramidaient comme des gradins d'étage en étage. » Corresp., t. III, p. 157 : « J'y bâtis (à Saint-Point) des tours crénelées pour pyramider avec les sapins que je plante. » Il appelle de même les sommets alpestres « pyramides des airs » (XXIX, 35) et qualifie de « jjyramidal » l'arbre des hautes cimes destiné à faire uu màl(XI^'^II,i iq).
Jusqu'au pied des derniers coteaux.
Un seul des clieveux de sa tèlc
Aliiile contre la tempête
El le pasteur et les troupeaux. 9''
Et pendant qu'au vent des collines
11 berce ses toits habités,
Des empires dans ses racines,
Sous sou écorce des cités ;
Là, près dos ruches des abeilles, i"
Arachné lisse ses merveilles.
Le serpent siffle, et la fourmi
Guide à des conquêtes de sables
Ses multitudes innombrables
Qu'écrase un lézard endormi. io5
Et ces torrents d'âme et de vie,
Et ce mystérieux sommeil.
Et celle sève rajeunie
Qui remonte avec le soleil ;
Celle intelligence divine n^j
Qui pressent, calcule, devine
Et s'organise pour sa fin ;
El celle Ibrce (|ui renferme
Dans un gland le germe du germe
D'èlrcs sans nombres et sans lin ; ii5
Et ces mondes de créatures
Qui, naissant et vivant de lui,
Y puisent être et nourritures
Dans les siècles comme aujourd'hui :
98-99. Entendez : ayant, portnnt des empires dans ses racines, des cités sous son écorce.
ICI. Arachné : l'araignée. D après la mythologie, Aracliné était une hal)ile ouvrière en lapis?^erie que Minerve changea en araignée. V. Ovide, Mêlant., VI, i-i /|5.
io3. Guide. V. IV, 18 (noie).
iia-iif). Fin, fin. Rime très défectueuse: c'est le inrnio mot pris dans deux acceptions dilTérentcs (i° hul, 2» terme), tl'. X\XVI, ai/i.
II'). Sanx nombres. Le pluriel, par licence poétique. De même pour nourriluri's, nu v. i i8.
119. Dans les siècles : éterncllomcnl. Comme on dit • d.ms le passé, dan» l'ftvcniri