‹ PoésieChapitre 158 sur 274 · MILLY OU. LA TERRE NATALE · texte numérisé non relu

MILLY OU. LA TERRE NATALE

Cette pièce célèbre fut écrite à Florence, au commencement de

On trouve des descriptions en prose de Milly dans les Cnn faïences, IV, v-vi, et dans les Mémoires inédils, I, vi et suivants. Voir aussi la Vigne et la Maison (ci-dessous, L). — Cf. Introduction, p. vu.

Pourquoi le prononcer, ce nom de la patrie? Dans sou brillant exil mon cœur en a l'rémi ;

97. Sa parole m'a connu : il m"a appelé par mon nom, comme il appela Moïse sur l'Horel) (Exode. III, 4).

98. J'ai monlè devant sa face. Comme Moïse sur l'Horclj el sur le Sinaï.

Il rt'snnne de loin dans mon âme allendrie, Coniiiie les pas connus ou la voix d'un ami.

Montagnes que voilait le brouillard de l'aulomne, Vallons que tapissait le yivre du malin, Saules dont réinondeur elFeuillait la couronne, Vieilles tours que le soir dorait dans le lointain,

Murs noircis par les ans, coteaux, sentier rapide, Fontaine où les pasteurs accroupis tour à tour Allendaient goutte à goutte une eau rare cl liinpitle, Et. leur urne à la main, s'entretenaient du jour,

Chaumière où du foyer étincelait la llamme, Toit que le pèlerin aimait à voir fumer. Objets inanimés, avez-vous donc une âme Qui s'attache à notre âme et la force d'aimer?

J'ai vu des cieux d'azur, où la nuit est sans voiles, Dorés jusqu'au matin sous les pieds des étoiles. Arrondir sur mon front dans leur arc inllni Leur dôme de cristal qu'aucun vent n'a terni ; J'ai vu des monts voilés de citrons et d'olives Rélléchir dans les flots leurs ombres fugitives. Et dans leurs frais vallons, au souffle du zéphvr, Bercer sur l'épi mûr le cep prêt à mûrir; Sur des bords où les mers ont à peine un murmure. J'ai vu des flots brillants l'onduleuse ceinture

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