L'airain sonore. V. XXI, !i& (note
igi. Que nous sentions en elle. « Toutes nos leçons de religion se born.TJent pour elle à être religieuse devant nous et avec nous. » {Confid., V, 1). Comparez à ce passage tout le chapitre des Confidences .
197. Génisse. Lamartine a encore quelquefois la superstition du mot noble. Cf. XX.\.VI1. 29; XL, 02; du.
La laine des brebis dérobée aux rameaux
Servant à tapisser les doux nids des oiseaux, aoo
Et le soleil exact à ses douze demeures
Partageant aux climats les saisons et les heures,
Et ces astres des nuits que Dieu seul peut compter,
Mondes où la pensée ose à peine monter,
Nous enseignait la foi par la reconnaissance, 3"^
Et faisait admirer à notre simple enfance
Comment l'astre et l'insecte invisible à nos yeux
Avaient, ainsi que nous, leur père dans les cieux I
Ces bruyères, ces champs, ces vignes, ces prairies.
Ont tous leurs souvenirs et leurs ombres chéries. aïo
Là, mes sœurs folâtraient, et le vent dans leurs jeux
Les suivait en jouant avec leurs blonds cheveux;
Là, guidant les bergers aux sommets des collines,
J'alhunais des bûchers de bois mort et d'épines.
Et mes yeux, suspendus aux Ilammes du foyer, ji5
Passaient heure après heure à les voir ondoyer.
Là, contre la fureur de l'aquilon rapide,
Le saule caverneux nous prêtait son tronc vide,
Et j'écoutais siffler dans son feuillage mort
Des brises dont mon âme a retenu l'accord. aao
Voilà le peuplier qui, penché sur l'abîme.
Dans la saison des nids nous berçait sur sa cime,
Le ruisseau dans les prés dont les dormantes eaux
Submergeaient lentement nos barques de roseaux,
Le chêne, le rocher, le moulin monotone, a sa
Et le mur au soleil où, dans les jours d'automne,
Je venais, sur la pierre assis près des vieillards.
aoi. Exact: passant régiilièremcnt dans ses douze demeures. Les anciens appelaient « maisons n du soleil les douze signes du Zodiarjuc, ijuc le soleil traverse successivement dans sa révolution annuelle.
ai3. Guidant : pour guider. — Sur celle vie de Lamartine enfant avec les
petits bergers de Milly, voir Confidences, IV, i-ii 317. L aquilon. V. I, h
quilon. V. I, .T2 (note).
Caverneux. Cf. La Fontaine. Fables, XI, 9 (il s'agit d'un pin);
Dans son tronc caverneux et miné par le temps.