‹ PoésieChapitre 168 sur 274 · L'airain sonore. V. XXI, !i& (note · texte numérisé non relu

L'airain sonore. V. XXI, !i& (note

igi. Que nous sentions en elle. « Toutes nos leçons de religion se born.TJent pour elle à être religieuse devant nous et avec nous. » {Confid., V, 1). Comparez à ce passage tout le chapitre des Confidences .

197. Génisse. Lamartine a encore quelquefois la superstition du mot noble. Cf. XX.\.VI1. 29; XL, 02; du.

La laine des brebis dérobée aux rameaux

Servant à tapisser les doux nids des oiseaux, aoo

Et le soleil exact à ses douze demeures

Partageant aux climats les saisons et les heures,

Et ces astres des nuits que Dieu seul peut compter,

Mondes où la pensée ose à peine monter,

Nous enseignait la foi par la reconnaissance, 3"^

Et faisait admirer à notre simple enfance

Comment l'astre et l'insecte invisible à nos yeux

Avaient, ainsi que nous, leur père dans les cieux I

Ces bruyères, ces champs, ces vignes, ces prairies.

Ont tous leurs souvenirs et leurs ombres chéries. aïo

Là, mes sœurs folâtraient, et le vent dans leurs jeux

Les suivait en jouant avec leurs blonds cheveux;

Là, guidant les bergers aux sommets des collines,

J'alhunais des bûchers de bois mort et d'épines.

Et mes yeux, suspendus aux Ilammes du foyer, ji5

Passaient heure après heure à les voir ondoyer.

Là, contre la fureur de l'aquilon rapide,

Le saule caverneux nous prêtait son tronc vide,

Et j'écoutais siffler dans son feuillage mort

Des brises dont mon âme a retenu l'accord. aao

Voilà le peuplier qui, penché sur l'abîme.

Dans la saison des nids nous berçait sur sa cime,

Le ruisseau dans les prés dont les dormantes eaux

Submergeaient lentement nos barques de roseaux,

Le chêne, le rocher, le moulin monotone, a sa

Et le mur au soleil où, dans les jours d'automne,

Je venais, sur la pierre assis près des vieillards.

aoi. Exact: passant régiilièremcnt dans ses douze demeures. Les anciens appelaient « maisons n du soleil les douze signes du Zodiarjuc, ijuc le soleil traverse successivement dans sa révolution annuelle.

ai3. Guidant : pour guider. — Sur celle vie de Lamartine enfant avec les

petits bergers de Milly, voir Confidences, IV, i-ii 317. L aquilon. V. I, h

quilon. V. I, .T2 (note).

Caverneux. Cf. La Fontaine. Fables, XI, 9 (il s'agit d'un pin);

Dans son tronc caverneux et miné par le temps.

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