Nos voix. Anaroluthc
I. I.Wrabe. On s'i-lonnorail de trouver l'Arabe pris coinnio type da riioinnie (le progrès, s'il fallait voir dansées deux slroolies autre cliobe^u'utt syniljule potHnjue,
LES RÉVOLUTIONS 16f
Il salue en parlant la citerne tarie,
Et, sans se retourner, va clierclier la pairie 5
Où le désert cache ses eaux.
Que lui fait qu'au couchant le vent de feu se lève Et, coninie un océan (jui iahoure la grève, Coinhie derrière lui l'ornière de ses pas, Suspende la montagne où courait la vallée, lo
Ou sème en Ilots durcis la dune amoncelée ? Il marche, et ne repasse pas.
Mais vous, peuples assis de l'Occident sluplde, Hommes pétrifiés dans voire orgueil timide, Partout où le hasard sème vos tourbillons i5
Vous germez comme un gland sur vos sombres collines, Vous poussez dans le roc vos stériles racines, Vous végétez sur vos sillons !
Vous taillez le granit, vous entassez les briques. Vous fondez tours, cités, trônes ou republiques: 20
Vous appelez le temps, qui ne répond c[u'à Dieu ; Et, comme si des jours ce Dieu vous eût fait maîlre, Vous dites à la race humaine encore à naître : « Vis, meurs, immuable en ce lieu I
« Recrépis le vieux mur écroulé sur la race, a5
Garde que de tes pieds l'empreinte ne s'efface,
5. La pairie. Le nomade n'a pas de patrie ; la patrie est pour lui l'oasis où il trouve l'eau nécessaire à sa subsistance. 7. Le vent defea. Le simoun.
9. Ornière : trace profonde et continue. Extension pittoresque du sens ordinaire du mot. Cf. XL, 3a5.