‹ PoésieChapitre 185 sur 274 · LA VOCATION DE JOCELTN · texte numérisé non relu

LA VOCATION DE JOCELTN

mer à ma jeunesse aussi, mais doux à l'àme.

'ombre dos sainls parvis m'altirc et me réclame ;

3 veux consacrer jeune à Dieu mes jours mortels,

omme un vase cncor pur qu'on réserve aux autels. ,,,

ien de ce qui s'agite ici-bas ne me tente ;

e ne veux pas dresser à tout ce vent ma tente ;

e ne veux pas salir mes pieds dans ces chemins

ù s'embourbe en passant ce troupeau des humains;

aime mieux, m'écartant des routes de la terre, i5

uivre dès le matin mon sentier solitaire.

'aime mieux m'abriter sous le mur du saint lieu

t dès les premiers pas me reposer en Dieu.

e ne me sens pas (ait d'ailleurs pour la mêlée

lù bruit cette i'oule à tant de soins mêlée : ao ,

'apporterais une àmc inégale au combat,

rop de pitié dans l'âme, un cœur qu'un souffle abat;

rop sensible ou trop fier, je mourrais dans la lutte,

u. vainqueur, du triomphe ou, vaincu, de la chute, i cette loterie où la vie est l'enjeu aô

Ion cœur passionné mettrait trop ou trop peu ; ]t puis la vie est lourde, et dur est le voyage: 1 vaut mieux la porter seule et sans ce bagage )e chaînes, de fardeaux, de soins, d'ambitions, imours, liens brisés, enfants, afflictions. 3o

}uel que soit vers le ciel le chemin que l'on suive, )n arrive plus vite où Dieu veut qu'on arrive ; )ans le lit de poussière on se couche moins tard; )n a moins de soucis et de pleurs au départ. )h ! ne résistez pas, ma mère, à ma prière ! 35

îi vous réfléchissiez, un jour vous serez fièi'e

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