Un jour. Ellipse : vous vous diriez qu'un jour
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De cp mot qui vous semble un douloureux adieu ;
A quoi lenonce-t-ou quand on se jcllc à Dieu?
Que voulez-vous de mieux pour l'enlanl qui vous prie
(Jue la paix sur la terre et le eiel pour patrie?
llumijle est le nom de prêtre ! (Jli ! n'en rougissez pas,
iNIa mère, il n'en est point de plus noble ici-bas.
Dieu, qui de ses desseins connaît seul le mystère,
A partagé la tàclie aux enfants de la terre :
Aux uns le sol à fendre et des cliamps pour semer; 4
Aux aulres des enfants, des femmes pour aimer;
A ceux-là le plaisir d'un monument qu'on fonde ;
A ceux-ci le grand bruit de leurs pas dans le monde.
Mais il a dit aux cœurs de soupirs et de foi :
« Ne prenez rien ici-, vous aurez tout en moi ! » 5
Le prêtre est l'urne sainte au dùmc suspendue,
Où l'eau trouble du puils n'est jamais répandue.
Que ne rougit jamais le nectar des bumains,
Qu'ils ne se passent pas pleine de mains en mains,
iMais où l'herbe odorante, où l'encens de l'aurore 5i
Au feu du sacrifice en tout temps s'évapore ;
Il est dans son silence au reste des mortels
Ce qu'est aux instruments l'orgue des saints autels :
On n'entend pas sa voix profonde et solitaire
Se mêler hors du temple aux vains bruits de la terre ; 6i
Les vierges à ses sons n'enchaînent point leurs pas,
Et le profane écho ne les répète pas ;
Mais il élève à Dieu, dans l'ombre de l'église,
Sa grande voix qui s'enfle et court comme une brise,
Et porte, en saints élans, à la Divinité G:
L'hymne de la nature et de l'humanité.
Mais vous dites peut-être: « 11 vit seul, et son âme,
X Que n'échaulfe jamais le rayon de la fenmre,