I\"encliainenl point leurs pas : ne dansent pas
LA
VOCATION DE JOCEl.YN 183
« Dans cet isolemr^nt scche et se rétrécit ;
« 11 n'a plus de [laiTiillc, et son cœur se durcit. » 7°
Dites plutôt qi>'^ l'homme il étend sa fauiillc :
Les pauvres .s'^'^l- pour lui mère, enfants, femme et fille.
l,c Christ n:'^*^ dans son cœur son immense amitié ;
Tout ce q'-^ii soullre et pleure est à lui par pitié.
iSon no"'> dans ma pensée heureuse et recueillie, 70
Ne cra"'8"^^ P^^ surtout que mon amour s'oublie.
\1^ ! Iic Dieu qui me veut n'est pas un Dieu jaloux ;
(]q v«œu me donne à lui sans in'arracher à vous.
[qi:is de sa charité l'océan nous inonde,
Tl^lus nous sommes à lui, plus nous sommes au monde, 80 / A ses pieux devoirs, à ses liens permis,
\.ux doux attachements de parents et d'amis.
Devant ce Dieu d'amour dont je, serai l'apôtre,
Aucun nom à l'autel n'effacera le vôtre ;
Et chacun des soupirs du céleste entretien 85
Y portera ce nom au ciel avec le mien !
Ne fermez pas ainsi vos lèvres interdites,
Ne me regardez pas si tristement ; mais dites :
« Que le désir de Dieu s'accomplisse sur. toi! »
Dites comme Saia, mère, et bénissez-moi ! » 90
2G mai 1786.
Elle a pleuré sept jours, comme sur les montagnes La (ille de Jeplité, ([uc suivaient ses compagnes,
7,'i. Par pilié : par la pitié. — Dans ses dernières oeuvres, Lamartine use souvent de cette licence de sljlc, qui consiste à employer sous forme indéterminée un mot qui devrait être déterminé.
76. Que mon amour s'oublie: que j'oublie, que je cesse de vous aimer.