‹ PoésieChapitre 193 sur 274 · AU SÉMINAIRE · texte numérisé non relu

AU SÉMINAIRE

Avec ce sentiment qu'on éprouve en rêvant

Qu'un tourbillon d'c'lc! vous porte, et que, le vent

Vous prèlaiil uu nioiuont ses inqjalpables ailes,

Vous planez dans l'étlier tout senic d'étincelles,

Et vous vous récliaull'cz, sous des rayons plus doux, no

Au foyer des soleils qui s'approchent de vous.

Ainsi la nuit enualn sonne l'heure après l'heure, Et, quand on vient fermer la divine demeure, <)uand sur les "onds sacrés les lourds battants d'airain Tournent en ébranlant le caveau souterrain, ii5

Je m'éloigne h pas lents, et ma main froide essuie La goutte tiède cncor de la céleste pluie !...

Cependant la Hcvolulion éclate. Los nouvelles du deliors joltent rémoi dans le séminaire : Jocelyn apprend avec iiorrcur l'exécution de Louis XVI et Ions les massacres de 1798, puis la destruction fie sa maison paternelle, livrée aux flammes, et d'où sa mère et sa sœur ont dû fuir; quelques jours après elles q\iittent la France. Enfin le séminaire lui-même est envahi par la populace, ses Iiabitants égorgés ou dispersés. Jocelyn parvient k s'évader. Il se réfugie sur im sommet perdu des Alpes du Daupliiné, dans une grotte, la Grotte des Aigles, que lui indi((ue un vieux berger. L'endroit est presque inaccessible : il faut, pour y parvenir, traverser un précipice d'une profondeur effroyable, sur une sorte de pont de rocher vertiginciix. C'est dans ce site magnifique que Jocelyn vivra désormais, entièrement séparé du monde.

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