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A mesure que le soleil montç

LES LABOUREURS 22o

Et, laissant de la glèbe attiédir la froideur, 55

iVient mourir et border les pieds du laboureur.

Il rattache le joug, sous la forte courroie,

Aux cornes qu'en pesant sa main robuste ploie.

Les enfants vont cueillir des rameaux découpés.

Des gouttes de rosée encore tout trempés, 60

Au joug avec la feuille en verts festons les nouent.

Que sur leurs fronts voilés les fiers taureaux secouent,

Pour que leur flanc qui bat et leur poitrail poudreux

Portent sous le soleil un peu d'ombre avec eux.

Au joug de bois poli le timon s'équilibre, 65

Sous l'essieu gémissant le soc se dresse et vibre.

L'homme saisit le manche, et, sous le coin tranchant

Pour ouvrir le sillon, le guide au bout du champ.

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