‹ PoésieChapitre 51 sur 274 · I.a gloire ne peut être où la vertu n'est pas · texte numérisé non relu

I.a gloire ne peut être où la vertu n'est pas

Viens reprendre ton rang dans la splendeur première,

Parmi ces purs enfants de gloire cl de lumière,

Que d'un souflle choisi Dieu voulut animer,

Lt qu'il fit pour chanter, pour croire et pour aimer !

aC8. Comme un ange lombr. Cf. ai : comme Salan. — Ces vers sont la confre-partic exacte de ceux où Lamartine montrait le poète anglais chantant 1 livtnnc flu mal au sein fies ténèbres infernales.

aSo. Le doute cl le blasphème. — i" version : la gloire du blasplicme.

28G. Lamartine n'était pas seul, à celle date, à rcvcr la conversion da tîyron : .Mme de Rcmiisat écrivait à son fils Charles, le 11 novembre 1819: u (Hvron)mc charme, .le voudrais être jeune et belle, sans liens; je crois que j irais chercher cet homme, pour tenter de le ramener au bonheur et à la vertu, d — Quant ii Lamartine, ses illusions à cet égard, s'il en avait eu, ne furent sans doute pas de longue durée. Son admiration pour celuiqu'il n'hésitait pas à déclarer « le plus grand poète lyrique et le plus grand poète épique de tous les modernes n ne se démentit jamais, mais sa réprobation pour son caractère et ses idées ne diminua pas. Veiei le jugement sur lequel se termine la \ie de Byron, qu il (il paraître dans le Constilationncl, en iSôâ : « U y a dei hommes qui trouvent dans ces impassibilités, dans ces blasphèmes, dans cci ironies, le signe d'un esprit supérieur, un sublime et intrépide défi de la nature au sort, à Dieu; nous n'y trouvons qu'un seul défi à la raison.... lin résumé, lord lîyron restera dans l'esprit des hommes comme un de ces êtres f.Tnlasliques qui semblent créés par la magie [>lulol qnc par la nature, qui éblouissent l'imagination, qui pabbiouncut Ic cœur, mais qui ne satisfont ni la raiiion ui la conscience. »

LE SOIR il

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