‹ PoésieChapitre 55 sur 274 · Abuse, use. V. II, î5-36 (noie · texte numérisé non relu

Abuse, use. V. II, î5-36 (noie

•II. D'an seul pas s'accorde mal avec l'iinai^e du \ers suivant. 73-74. Enlenriez : l'Iiounne criiit iju'il est U seul à retrouver la vie. I.e mot seul est pacfaib employé d'une iiianiûru très libre par Lauiarliiie ; cf.

77. Qu'un autre vous réponde. Le poète se refuse à engager une conlro- . verse pliilosophiqiie avec les apotrcs du nialcrialisme ; la discussion l'cntraineralt sur un terrain trop mal assuré : aux arguments de la raisnu il n'opposera, quant à lui, que les suggestions du sentiment. Cf. Introduction, p. XXV,

8 1-83. Dans les célestes plaines... dans les champs dt l'éther. Hcdoudance.

ba. Certaines : liics, delcrniinécs.

LLMMORTALITÊ fn

Quand j'entendrais gémir et se briser la terre ; 85

Quand je verrais son globe errant et solitaire,

Fioltant loin des soleils, pleurant l'homme drlruit,

Se perdre dans les champs de réternelle nuit ;

Et quand, dernier témoin de ces scènes funèbres,

Entouré du chaos, de la mort, des ténèbres, 9'.

Seul je serais debout: seul, malgré mon elTroi,

Etre infaillible et bon, | espérerais en toi,

Et, certain du reto\ii' de létoinelle aurore,

Sur les mondes détruits je t'attendrais encore !

Souvent, tu t'en souviens, dans cet heureux séjour gîs

Où naquit d'un regard noire immortel amour,

Tantôt sur les sommets de ces rochers antiques,

Tantôt aux bords déserts des lacs mélancoliques.

Sur laile du désir, loin du monde emportés.

Je plongeais avec toi dans ces obscurités. loo

Les ombres, à longs plis descendant des montagnes,

Un moment à nos veux dérobaient les campagnes;

Mais bientôt, s'avançant sans éclat et sans bruit,

Le chœur mystérieux des astres de la nuit,

Nous rondant les objets voilés à notre vue, io5

Dp ses molles lueurs revêtait l'étendue.

Telle, en nos temples saints par le jour éclairés,

Quand les rayons du soir pâlissent par degrés,

La lampe, répandant sa pieuse lumière,

D'un jour plus recueilli remplit le sanctuaire. no

Dans ton ivresse alors lu ramenais mes yeux Et des cieux à la terre et de la terre aux cicux:

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