IL N'Y A QU'UN DIEU
Après avoir convaincu ses amis de l'immorlcilité de l'àmé, Socrato entreprend de les convaincre de l'existence d'un Dieu unique, qui est toute vérité et toute bonté.
Et déjà le soleil était sur les montagnes,
Et, rasant d'un rayon les flots et les campagnes,-
Semblait, faisant au monde un magnifique adieu,
Aller se rajeunir au sein brillant de Dieu ;>
Les troupeaux descendaient des sommets du Taygète ; 5
L'ombre dormait déjà sur les flancs de l'Hymette ;
Le Cythéron nageait dans un océan d'or ;
Le pêcheur matinal, sur l'onde errant encor,
Modérant près du bord sa course suspendue.
Repliait, en chantant, sa voile détendue ; lo
La flûte dans les bois, et ces chants sur les mers,
Ari-ivaient jusqu'à nous sur les soupirs des airs,
Et venaient se mêler à nos sanglots funèbres.
Comme un rayon du soir se fond dans les ténèbres.
« Hàtons-nous, mes amis, voici l'heure du bain. i5
Esclaves, versez l'eau dans le vase d'airain !
Je veux offrir aux dieux une victime pure. »
11 dit ; et, se plongeant dans l'urne qui murmure,
I. Èlait sur. Touchait le sommet des montagnes situées à l'ouest d'Athènes, en particulier du Cithéron (v. note 7). C'est la contre-partie de :
Le soleil, se levant aus sommets de l'Hjmetle... (XI, i).