‹ PoésieChapitre 97 sur 274 · Cf. Hugo, la Tristesse d'Olympio · texte numérisé non relu

Cf. Hugo, la Tristesse d'Olympio

Les grands ciiars gémissants q^ui rc\icnnent !e soir. Ce sont les firl'lenlia plauslra de Virgile {Géorg., III, 536).

Et depuis, exilé de ces douces retraites,

Comme un vase imprégné d'une première odeur,

Toujours loin des cités des voluptés secrètes

Entraînaient mes yeux et mon cœur. *

Beaux lieux, recevez-moi sous vos sacrés ombrages ! Vous qui couvre/ le seuil de rameaux éplorés, Saules contemporains, courhc/ vos longs feuillages

Sur le frère (jue vous pleurez. 'i

Reconnaissez mes pas, doux gazons que je foule, Arbres que dans mes jeux j insultais autrefois; Et toi qui loin de moi te cachais à la foule, Triste écho, réponds à ma voix.

Je ne viens pas traîner dans vos riants asiles 3

Les regrets du passé, les songes du futur : J'y viens vivre, et, couché sous vos berceaux fertiles, Abriter mon repos obscur.

S'éveiller le cœur pur, au réveil de l'aurore, Pour bénir, au matin, le Dieu qui fait le jour; 3

Voir les fleurs du vallon sous la rosée éclore, Comme [)onr fêter son retour;

Respirer 1rs ijarfums que la colline exhale, On riiuinidc fraîcheur (pii tombe des forêts; Voir onfluler de loin I haleine matinale 35o

Sur le sein lloitant des guérets;

328. Exilé ne se rapporte à aucun mot exprimé dans la proposition. V. IV, 12g (note). Celte construction irrcgu'.icre se poursuit dans le vers suU vant.

.'iijg. Imprcijnè : tjui reste imprègne. La comparaison n'est d'aillcui ijii cljauclicc.

33i. Contciiipornini: mes contemporains (cf. lo latin .rqualis).

Page 1