Cf. Hugo, la Tristesse d'Olympio
Les grands ciiars gémissants q^ui rc\icnnent !e soir. Ce sont les firl'lenlia plauslra de Virgile {Géorg., III, 536).
Et depuis, exilé de ces douces retraites,
Comme un vase imprégné d'une première odeur,
Toujours loin des cités des voluptés secrètes
Entraînaient mes yeux et mon cœur. *
Beaux lieux, recevez-moi sous vos sacrés ombrages ! Vous qui couvre/ le seuil de rameaux éplorés, Saules contemporains, courhc/ vos longs feuillages
Sur le frère (jue vous pleurez. 'i
Reconnaissez mes pas, doux gazons que je foule, Arbres que dans mes jeux j insultais autrefois; Et toi qui loin de moi te cachais à la foule, Triste écho, réponds à ma voix.
Je ne viens pas traîner dans vos riants asiles 3
Les regrets du passé, les songes du futur : J'y viens vivre, et, couché sous vos berceaux fertiles, Abriter mon repos obscur.
S'éveiller le cœur pur, au réveil de l'aurore, Pour bénir, au matin, le Dieu qui fait le jour; 3
Voir les fleurs du vallon sous la rosée éclore, Comme [)onr fêter son retour;
Respirer 1rs ijarfums que la colline exhale, On riiuinidc fraîcheur (pii tombe des forêts; Voir onfluler de loin I haleine matinale 35o
Sur le sein lloitant des guérets;
328. Exilé ne se rapporte à aucun mot exprimé dans la proposition. V. IV, 12g (note). Celte construction irrcgu'.icre se poursuit dans le vers suU vant.
.'iijg. Imprcijnè : tjui reste imprègne. La comparaison n'est d'aillcui ijii cljauclicc.
33i. Contciiipornini: mes contemporains (cf. lo latin .rqualis).