‹ PoésieChapitre 98 sur 274 · LE CRUCIFIX · texte numérisé non relu

LE CRUCIFIX

Conduire la génisse à la source qu'elle aime, Ou suspendre la chèvre au cytise cnibaumé, Ou voir ses blancs taureaux venir tendre d'eux-mcme

Leur front au joug accoutume ; 3 Jâ

Guider un soc tremblant dans le sillon qui crie, Du pampre domestique cmondcr les berceaux, Ou creuser mollement, au sein de la prairie, Les lits murnuirants des ruisseaux ;

Le soir, assis en paix au seuil de la chaumière, 3ôo

Tendre au pauvre qui passe un morceau de son pain, Et, fatigué du jour, y fermer sa paupière Loin des soucis du lendemain ;

Sentir sans les compter, dans leur ordre paisible, Les jours suivre los jours, sans faire plus de bruit 3C5

Que ce sable léger dout la fuite insensible Nous marque 1 heure qui s'enfuit;

Voir de vos doux vergers sur vos fronts les iVuits pendre. Les fruits d'un chaste amour dans vos bras accourir, Et, sur eux appuyé, doucement redescendre : 070

C'est assez pour qui doit mourir.

Le chant meurt, la voix tondre. Adieu, divin Génie;

Remonte au vrai séjour de la pure harmonie I

Tes chants ont arrclé les larmes de mes yeux.

Je lui parlais encore... Il était dans les cieux. 375

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