‹ PoésieChapitre 24 sur 99 · COQUETTERIE DE FANTOME · texte numérisé non relu

COQUETTERIE DE FANTOME

Vieilles heures, poussière, hélas! des sabHers Brisés....

J'entends le pas des bonheurs oubliés.

Les trépassés charmants, les adorables mortes Rêves, illusions, entrebâillent les portes De jadis ! Une amour, sournoise, avec langueur, A soulevé la pierre obscure de mon cœur.

Soirs moroses yS

Salut, ma jeune amour, blonde ressuscitée!

Ah î coquette, la fleur à ton cercueil jetée,

Tu l'as mise dans tes cheveux ! et sur ton sein

Les trous du fin linceul s'ouvrent comme à dessein.

Mais elle, qui me voit au front plus d'une ride, Fait la moue, et prétend que le jour Tintimide, Jure qu'elle a sommeil encor, feint de bâiller. Et rentre en son tombeau pour ne plus s'éveiller.

y 6 Soirs moroses

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