COQUETTERIE DE FANTOME
Vieilles heures, poussière, hélas! des sabHers Brisés....
J'entends le pas des bonheurs oubliés.
Les trépassés charmants, les adorables mortes Rêves, illusions, entrebâillent les portes De jadis ! Une amour, sournoise, avec langueur, A soulevé la pierre obscure de mon cœur.
Soirs moroses yS
Salut, ma jeune amour, blonde ressuscitée!
Ah î coquette, la fleur à ton cercueil jetée,
Tu l'as mise dans tes cheveux ! et sur ton sein
Les trous du fin linceul s'ouvrent comme à dessein.
Mais elle, qui me voit au front plus d'une ride, Fait la moue, et prétend que le jour Tintimide, Jure qu'elle a sommeil encor, feint de bâiller. Et rentre en son tombeau pour ne plus s'éveiller.
y 6 Soirs moroses