OUBLI
Allez, vieilles amours, chimères, Caresses qui m avez meurtri.
Tourments heureux, douceurs amères.
Abandonnez ce cœur flétri!
Sous Tazur sombre^ à tire-d'ailes.
Dans Tespoir d'un gîte meilleur.
Fuyez, plaintives hirondelles.
Le nid désormais sans chaleur !
Soirs moroses jj
Tout s'éteint, grâce aux jours moroses.
Dans un tiède et terne unisson.
Où sont les épines des roses?
Où sont les roses du buisson ?
Après l'angoisse et la folie.
Comme la nuit après le soir.
L'oubli m'est venu. Car j'oublie!
Et c'est mon dernier désespoir.
Et mon âme aux vagues pensées N'a pas même su retenir De toutes ses douleurs passées La douleur de s'en souvenir.
78 Soirs moroses \