‹ PoésieChapitre 53 sur 99 · ODELETTE INTIME · texte numérisé non relu

ODELETTE INTIME

Lorsque ta pudeur, déliée

Des ceintures aux nœuds troublants,

Descend de ta hanche pliée,

En frisson rose, à tes pieds blancs;

Lorsque, vaincue, abandonnée Aux ruses à ma lèvre en feu.

Tu f enivres d être damnée.

Et te plains de 1 être trop peu;

Inter-^t^'de

Lorsqu'enfin, dans ta gorge heureuse, Moite et se gonflant de désir, J'entends roucouler, rauque et creuse, La tourterelle du plaisir;

Sais-tu, chère âme, à quoi je songe, Oui, même à Theure où tout est vain Sinon de sentir qu'on se plonge Dans la nuit d'un enfer divin.

Je songe (candeur reparue De notre printemps enchanté !) Au premier baiser, dans la rue, Sur votre petit doigt ganté.

Intermède i83

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