‹ PoésieChapitre 85 sur 99 · FRÉDÉRIQUE · texte numérisé non relu

FRÉDÉRIQUE

Un soir, en visitant la vieille cathédrale Gothique dont j'aimais les clochetons sans pairs, Au bas de l'escalier qui se tord en spirale, Je te vis^ ô ma pâle Allemande aux yeuxpers!

Lasse, tu t'accoudais à la pierre murale, Pauvre ange endolori tombé des cieux aperts ! Et ton regard tout plein de candeur aurorale Éclaira doucement la nuit où je me perds.

Goutte de miel échue à mon âpre calice ! J'aspirai parmi l'air qu'embaume l'encensoir Tes cheveux odorants comme un acacia.

Tu priais, à genoux sur une pierre lisse.

Et près de toi, dans l'ombre, étant venu m'asseoir,

Je te dis : Liebst du mich? tu me répondis : la!

Sonnets 3i5

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